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Test grandeur nature pour le tourisme franco-français

DOSSIER
Publié le 28 juillet 2020, par Stéphane Menu

C’est une des grandes inconnues de l’été : quelles seront les chiffres de la fréquentation touristique estivale made in France quand les bilans seront établis début septembre ? Le déconfinement a permis de relancer la machine mais les incertitudes demeurent. Hôtels, restaurants, lieux de loisirs scrutent les courbes des réservations. Dans ce dossier, petit tour d’horizon nuancé de la reprise d’activités dans les Epl touristiques.

Les petits trains touristiques, ici au Touquet, ne font pas le plein. Mais le tourisme français résiste malgré tout assez bien à cette saison singulière (Photo Wikimédia Commons).

Dans ce domaine, les Epl sont aux avant-postes. « Elles sont indispensables car elles sont ancrées dans les territoires », confie Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées, une des quatre copilotes de la cellule tourisme du Sénat. Situé au Pays du Futuroscope et à 20 minutes de Poitiers, le Parc de Saint-Cyr, avec son lac de 85 hectares, propose une multitude d’activités sportives et de loisirs. Géré par la Sem SAGA, le Parc a tout mis en œuvre pour relever le défi. Christophe Jaulin, son directeur général, fixe l’horizon estival : avec son camping**** au cœur d’un site de 300 hectares offrant plan d’eau aménagé, golf et restaurant, le Parc de Saint-Cyr réalise ordinairement les trois quarts de son chiffre d’affaires en juillet-août ; 2020 ne doit pas déroger à la règle ! Ainsi, les golfeurs ont repris leurs bonnes vieilles habitudes, dès le 11 mai. « Afin d’amplifier cette tendance, de nouvelles offres tarifaires ont été créées et des animations sans rassemblement prévues jusqu’à fin août pour permettre aux joueurs d’évoluer dans leur handicap. Enfin, nous proposons aussi, tout l’été, un package « golf/restaurant/hébergement » attrayant pour les courts séjours », assure le responsable de l’Epl. Ailleurs, le volontarisme se teinte de scepticisme : l’inquiétude est plus palpable du côté de l’Abbaye Royale de Fontevraud, patrimoine phare des Pays-de-la-Loire. La période de l’été devrait se passer correctement mais les perspectives sont plus maussades pour la fin de l’année.

« Tous les Marseillais n’ont pas visité le Mucem… »

En Dordogne, la Sem Semitour Périgord sait parfaitement qu’elle ne fera pas le même chiffre d’affaire que l’année dernière. Mais elle veut profiter du contexte pour se renouveler. Gestionnaire des principaux sites de Dordogne, la Semitour ne veut pas broyer du noir : « Rouvertes depuis le 4 juillet, toutes nos structures se sont adaptées en un temps record pour assurer aux touristes la meilleure expérience possible dans le cadre imposé par la situation sanitaire », garantit le directeur général de la Sem départementale, André Barbé. A Lorient, la Sellor, qui gère musées, ports de plaisance, loisirs nautiques et hébergements, n’ignore pas que cette maudite année 2020 ne ressemblera pas à celle de 2019. Mais elle se réjouit de retrouver des niveaux de fréquentation proches de ceux de l’avant crise sanitaire. « Les habitants du coin ont envie de redécouvrir leur région. Vous savez, à Marseille, tous les Marseillais n’ont pas visité le Mucem et en profitent pour le faire. Nous vivons un peu la même chose », conclut Christelle Morin-Boitard. Nolens, volens, le secteur touristique repart de l’avant, avec des fortunes diverses mais avec une détermination payante.

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