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Lyon, ville internationale par le développement durable

DOSSIER
Publié le 18 septembre 2008, par William Bolle/Naja

Lyon veut soutenir la comparaison avec les grandes métropoles européennes. Pour ce faire, elle mise beaucoup sur les grands chantiers d’aménagement urbain, qui, comme le projet «Confluence», remodèlent des quartiers assoupis en «centralités durables», créatrices d’emplois, de vie culturelle et de bien-être. Maître-mot de ces projets : le développement durable. Au cœur des expérimentations menées dans la ville en matière d’architecture, d’aménagement de l’espace public et de transports, il contribue fortement au renforcement de la visibilité internationale de Lyon.

Vue aérienne de Lyon et de la Confluence Rhône-Saône © Desvigne Conseil/JP Restoy (Regard du ciel) pour Spla Lyon Confluence

La ville de Lyon a tout d’une grande. 2e parc d’affaires français, 5e ville européenne pour les investisseurs immobiliers, la capitale des Gaules veut rejoindre le top 15 des métropoles européennes. Mais comment faire pour rivaliser avec Barcelone ou Munich en termes de visibilité ? « Il faut bien sûr un développement économique fort, mais aussi des projets d’urbanisme de dimension européenne, qui garantissent une qualité de vie exceptionnelle », assure Gérard Collomb, maire de Lyon.

L’amélioration du cadre de vie peut se faire par la réhabilitation des ensembles de logements vétustes, comme celui de la Sarra. Transformé en village en « trompe l’œil » par les soins de la Sacvl, il attire désormais des touristes venus de l’étranger. Mais le renforcement de la visibilité lyonnaise passe surtout par les grands projets d’aménagement. Le principal d’entre eux, celui de la Confluence, consiste à faire des 150 hectares de « friche » de la pointe Sud de la presqu’île le nouveau cœur battant de la ville. S’y concentreront non seulement des logements, des commerces, des sièges de grandes entreprises et d’institutions, mais aussi des lieux de loisir et de culture capables d’accueillir « un nouveau tourisme urbain qui contribuera au rayonnement international de Lyon », estime Pierre Joutard, directeur adjoint de Lyon Confluence, qui pilote les chantiers d’aménagement. Pièce maîtresse de l’offre culturelle du nouveau quartier, le musée des Confluences (maître d’ouvrage : la Serl) marquera le paysage par un design très novateur et une architecture Haute Qualité Environnementale (HQE).

Le développement durable est d’ailleurs au cœur de l’aménagement de toute la Confluence, qui a vocation à devenir une « centralité durable. Tout ce que l’on construit est HQE, nous donnons la priorité aux transports publics, aux modes de déplacement doux et aux espaces publics », explique Benoît Bardet, de Lyon Confluence.

Dans une ville qui a déjà reconquis sur l’automobile les berges du Rhône et lancé avec succès les « Velo’v », l’expérimentation du développement durable améliore à la fois la qualité de vie des habitants et le rayonnement de la ville. Preuve en est, la reconnaissance à l’échelle européenne du savoir-faire de la Segapal (préservation et valorisation du parc de Miribel Jonage) ou de Lyon Parc Auto (services d’auto-partage et de gestion de parcs électriques).

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