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Centres équestres : Des Epl au secours du patrimoine français

DOSSIER
Publié le 4 novembre 2010, par Patrick Cros/Naja

Développement de clubs équestres ou nouvelle dynamique insufflée à des sites en perte de vitesse, comme les haras nationaux : des Epl s’impliquent dans l’hexagone pour valoriser des centres dédiés aux chevaux et leur redonner leur place auprès du grand public.

Au haras d'Hennebont (Morbihan), l'Espace découverte du cheval propose désormais des visites en journée d'avril à septembre ainsi qu'aux vacances de la Toussaint. © Yann Duguay

Réductions de budget, voire fermetures de centres : les haras nationaux sont depuis 2003 dans le collimateur de Bercy qui a imposé un contrat d’objectif à ces établissements publics administratifs dont la mission à l’origine était de promouvoir et de développer l’élevage des équidés dans l’hexagone. Soucieuses de pérenniser des sites créateurs d’emplois, souvent parties intégrantes du patrimoine, des collectivités locales n’ont pas hésité à confier à des Sem la gestion d’activités complémentaires, capables de redynamiser ces centres équestres.

Imaginé à la fin des années 1970, le Domaine de Combelles (Aveyron) est ainsi devenu aujourd’hui un site réputé dans l’hexagone. La Sem du Grand Rodez a su jouer depuis 1993 la carte de la complémentarité dans ce superbe domaine de 120 hectares pour attirer à la fois les amateurs de plein air et les passionnés de chevaux, en combinant compétitions, animations équestres, école d’équitation, parc de loisirs, restaurant et village de vacances. Une solution inespérée pour redonner vie au haras national installé depuis 1809 au cœur de la ville. Autre exemple, dans le Morbihan : après un siècle et demi d’existence, le haras d’Hennebont a su évoluer pour s’adapter aux nouvelles exigences du marché. Là encore, les collectivités locales ont décidé de faire face et de réagir au désengagement progressif de l’Etat de la filière cheval. Sous l’impulsion de la Sellor, le haras breton s’adresse désormais également à une clientèle touristique, attirée par un musée scénographique et des spectacles de chevaux qui ont attiré cet été jusqu’à 800 personnes par jour. La Sem poursuit actuellement sa réflexion pour assurer définitivement l’avenir du site.

Dans le Rhône, la Segapal met pour sa part les chevaux en valeur dans le Grand Parc Miribel-Jonage qu’elle gère à proximité de Lyon. La Sem a misé avec succès sur un effet de synergie entre les trois clubs équestres de cet espace d’environ 2 200 hectares. En tout, ce sont ainsi près de 300 chevaux qui font le bonheur des visiteurs, petits et grands, cavaliers confirmés et débutants.

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