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La halle « doit coller à la sociologie de la ville »

Publié le 10 mai 2021, par Stéphane Menu

Paris Sud Aménagement mène plusieurs missions pour la création ou la réhabilitation de halles dans les centres-villes. Au-delà de sa représentation classique (des tréteaux, des commerçants…), un marché bien pensé peut être un facteur d’attractivité pour la ville. Et les Epl, en la matière, peuvent être de bonnes conseillères. Entretien avec son directeur, Willem Pauwels.

A St-Cloud, où interviendra l’architecte Charles-Henri Tachon, lauréat de l’équerre d’argent, Paris Sud Aménagement est missionnée pour accompagner les élus (Photo DR).

« Nous sommes passés d’un métier de contenant à un métier de contenu ». La formule employée par Willem Pauwels, directeur de la Sem Paris Sud Aménagement, vise juste. « Ce n’est pas qu’avec la forme que l’on crée l’attractivité d’une ville », poursuit-il. Cette ligne directrice, Paris Sud Aménagement la suit dans le cadre de plusieurs missions menées pour la construction de halles dans les centres-villes : la Sem est mandataire des villes de Saint-Cloud et de Massy pour la réhabilitation de leur halle ; à St-Cloud interviendra l’architecte Charles-Henri Tachon, lauréat de l’équerre d’argent ; les travaux commencent à peine. La Sem assure par ailleurs l’AMO de la ville d’Arpajon, inscrite dans Action cœur de ville (ACV) pour la requalification des espaces publics autour de leur halle médiévale ; de celle de la ville de Rambouillet, pareillement engagée dans ACV, dans le cadre de l’attribution d’un marché de gestion des marchés forains.

Retentisseur urbain

« Nous sortons de la culture du subi. On nous demande d’être plutôt acteur et promoteur de ces chantiers. Nous devons prendre en compte le contexte, comme par exemple la présence de la halle médiévale à Arpajon, qui déteint sur l’approche. Les questions d’organisation et de gestion des marchés sont importantes. A Rambouillet, notre diagnostic porte sur la manière dont fonctionne le marché, comment le faire évoluer pour qu’il colle à la sociologie de la ville, qu’il participe à la redynamisation d’un cœur de ville », explique le DG. Un marché ne ressemble jamais à un autre : « Un marché est un retentisseur urbain. Le gestionnaire n’est pas uniquement là pour répartir des étaux, au petit bonheur la chance. Il doit penser circuits courts, mobilités électriques, accessibilité aux marchés, conciergerie… De plus en plus, les marchés sont des vitrines des villes ».

Massy, la nuit…

La halle médiévale d’Arpajon est un atout… mais aussi un inconvénient. « On ne peut pas faire n’importe quoi sur un bâtiment du XIIIe siècle. Il faut respecter des critères très exigeants. Maintenant, il est clair que redonner de la vie, de l’ancrage dans du présent, à ces marchés ouverts, ça dynamise le centre-ville. On y mange, on y achète du produit, on crée des socialités fortes autour de lui », explique Willem Pauwels. Et de citer le marché de nocturne de Massy, qui renforce la commercialité de la commune. « Pour les Epl d’aménagement, le défi est vraiment de s’occuper du contenu, dans une dynamique interdisciplinaire. Nous apportons des réponses sur l’organisation des marchés forains parce que nous savons comment optimiser les espaces publics », conclut M. Pauwels.

 

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