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Semaest, bras armé de la politique de relance parisienne

Publié le 23 décembre 2020, par Laurence Denès

Alors que commerces et artisans comptent parmi les premières victimes de la Covid-19, Colombe Brossel met la Semaest – Epl parisienne dédiée à l’économie de proximité – au service de tous. Parce que dans les vitrines des magasins se reflète aussi la qualité de vie des habitants.

La Station, épicerie vrac ouverte dans le 10e parisien (©Matthieu Gauchet)

« Nouveaux présidents (et présidentes), nouveaux regards… Et nouvelle période ! » Joliment rhétorique, l’anaphore signée Colombe Brossel est aussi on ne peut plus éloquente : « Plus que jamais en effet, en ces temps de crise sanitaire, économique et sociale, les Epl constituent de formidables opérateurs pour appuyer les politiques publiques locales dans la déclinaison de solutions quasi-sur-mesure », développe avec force la nouvelle présidente de la Semaest, qui est aussi adjointe en charge de la propreté de l’espace public, du tri et de la réduction des déchets, du recyclage et de réemploi auprès de la maire de Paris. Sous sa conduite, la Sem de la Ville de Paris spécialisée dans la revitalisation du commerce et de l’artisanat de proximité, affûte donc ses armes pour préserver les indépendants du secteur et, par ce soutien, « défendre la qualité de vie de l’ensemble des Parisiens. ».

Réactive par nature

Il est vrai que pour la Semaest, à l’origine d’une véritable philosophie du développement local baptisée « Nouvelle économie de proximité », « la période est cruciale, marquant le début d’une crise structurelle malheureusement appelée à durer », cadre l’élue. Non seulement les défis d’hier perdurent, rendus plus aigus encore par les circonstances (soutien thématique à certains acteurs comme les libraires, lutte contre la monoactivité…), mais d’autres ont surgi, tout aussi prégnants : difficultés de trésorerie, fermetures définitives, absence de repreneurs… « L’effondrement dépasse largement les seuls locataires de la Sem et mêle à la détresse financière des problématiques juridiques, voire psychologiques », souligne la présidente de l’Epl qui néanmoins l’assure : « Agile et innovante par nature, l’entreprise dispose de toutes les capacités et compétences requises pour réviser ses classiques et répondre à ces nouveaux besoins au nom de l’intérêt général. »

Accessoire mais pas subsidiaire

De cellule d’accompagnement en webinaires et de boosteurs de confiance en baux adaptés aux calendriers incertains de la Covid… Les idées ne manquent donc pas pour « se mettre au service d’une politique parisienne elle-même au service des habitants », insiste Colombe Brossel. Et de rappeler – si besoin était – que pour en être un des accessoires, une Epl n’en reste pas moins un élément intégral des dispositifs publics, particulièrement précieux aujourd’hui pour impulser la reprise à venir.

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