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Les Chorégies d’Orange résolument tournées vers 2021

Publié le 2 septembre 2020, par Stéphane Menu

Le virus ne fait pas peur aux Chorégies, solidement arrimées à leur réputation. Le retour à la normale se fera en 2021. En revanche, les sous-traitants ont souffert.

Les plus grands ont chanté et chanteront encore aux Chorégies d’Orange (ici, Roberto Alagna en 2008) (Wikimédia Commons).

Les Chorégies d’Orange, à l’instar du Festival d’Avignon, c’est la Champions League des festivals d’été en France. Fondées en 1869, le plus vieux festival du monde a fêté ses 150 ans l’été dernier, en franchissant la barre des 40 000 spectateurs. Contrainte d’annuler l’édition 2020, la Spl Chorégies d’Orange a souhaité maintenir le lien avec le public. Plusieurs rendez-vous numériques ont été organisés, d’autres se sont ou font se faire en présentiel, dans le cadre d’un protocole sanitaire rigoureux. L’histoire des Chorégies se décline en photos sur le site et la page Facebook de la Spl. Des retransmissions en direct ont eu lieu sur France TV/Culturebox ou encore trois diffusions sur France Musique. Dans le communiqué qu’ils ont co-signé pour annoncer l’annulation du festival, Renaud Muselier, président de la Région Sud et Jean-Louis Grinda, directeur artistique des Chorégies d’Orange, assurent qu’une « attention particulière sera (Ndlr, a été) portée aux artistes, techniciens, permanents et intermittents qui sont l’âme de ce festival ». Les spectateurs qui avaient déjà réservé leur place pour un spectacle ont pu être remboursés ou conserver leur billet pour 2021.

Une grosse machine en panne pour les sous-traitants

« C’est une décision prise dans la tristesse mais en toute responsabilité », assure Jean-Louis Grinda. L’optimisme reste cependant de mise : « Nous sommes auto-financés à 70%, mais à partir du moment où nous ne jouons pas et que les pouvoirs publics ont déclaré très clairement que les subventions seront versées, nous pourrons faire face à toutes nos obligations et préparer le festival l’année prochaine, normalement ». Le directeur artistique s’inquiète pour les sous-traitants. « Les Chorégies, c’est une grosse machine. Un euro public investi rapporte 4 euros dans le privé. Je vous laisse deviner les dégâts ». Le directeur artistique porte donc son regard sur 2021. « J’espère que nous avons passé le plus dur mais je n’en suis pas sûr. Jouer devant des spectateurs masqués, ça va être compliqué… Il faut impérativement prendre la main sur cette pandémie, avec un traitement ou un vaccin. Sinon, au moindre retour d’un risque, le spectacle vivant serait de nouveau sous la menace », conclut-il.

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