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Publié le 23 mars 2017

La cité girondine lance un projet de revitalisation de son centre-ville pour sortir de la « zone grise » de l’aménagement des territoires français. Les premières actions concrètes émergeront dans un an.

La Sem InCité repère les bons ressorts de l'attractivité de Castillon, avant de lancer un plan d'action. Photo ©InCIté Bordeaux

Le propos est amer. « Nous voulons faire sortir Castillon des zones grises de la République », rappelle régulièrement le maire de Castillon, Jacques Breillat. En effet, certaines communes ne sont ni assez pauvres ni trop riches et sont ainsi contournées malgré elles par des aides publiques focalisées sur des typologies socioéconomiques plus franches.

Pour sortir du lamento, le maire a décidé de lancer un projet de revitalisation du centre-ville. Un premier financement de 174 000 euros a été acté pour établir un état des lieux, porté par la ville (20 %), le département, la région, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et la Caisse des Dépôts. La Sem InCité, régulièrement missionnée par des collectivités locales ces dernières années (La Réole ou Libourne plus récemment), ainsi que l’agence O + Urbanistes, ont été choisies pour définir les contours du Castillon du futur.

Un an de diagnostic sera nécessaire pour tracer la route menant vers une revitalisation perceptible. Quatre axes ont d’ores et déjà été mis en priorité : « vivre à Castillon », « venir à Castillon », « pratiquer Castillon », « parler de Castillon ».

« Le potentiel est là, il faut le révéler »

La Sem d’aménagement, née dans les années 50, est aussi un bailleur social (2 000 logements, 70 commerces). Cette revitalisation du centre-ancien sera difficile mais le diagnostic en amont permettra de dresser un état des lieux sur les commerces, l’emploi, le logement, etc., autant de domaines en interdépendance. « L’objectif est de corriger les fortes disparités entre le centre et la périphérie et de trouver des complémentarités de développement, par exemple avec Libourne », assure Benoit Gandin, directeur général de la Sem.

L’objectif est d’identifier toutes les forces vives et d’imaginer l’effet levier qu’elles contiennent potentiellement. Ce travail sera mené sur un an avant de proposer un plan d’actions étalé dans le temps à la mairie. Une démarche à visée opérationnelle.

« On ne se contentera pas d’établir un diagnostic. Pour redonner de la vigueur à Castillon, nous devons favoriser l’émergence des aménités, en étant audacieux, en optimisant le marketing territorial, lance Benoit Gandin. Il faut pouvoir saisir toutes les opportunités et faire preuve de créativité y compris dans le financement. Nous sommes devant une feuille blanche où tout est possible ». Et passer ainsi du gris à des couleurs plus vives et incitatives.

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