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L’engagement patrimonial exemplaire d’une Sem mécène

Publié le 15 novembre 2016, par Laurence Denès

Alors que la Fédération des Epl et l’Inrap ont récemment noué un partenariat, Lyon Parc Auto finance la restauration d’un chaland gallo-romain découvert en 2003 en ses sous-sols. Un engagement fort en faveur du patrimoine lyonnais pour cette opératrice de mobilité qui renouvelle avec brio le concept d’art… souterrain. 

François Gindre, directeur général de LPA, devant le chaland en cours de restauration - © FG

La phase obligée de l'archéologie préventive est souvent vécue de manière contrainte par les aménageurs ! D'ailleurs, "afin de sensibiliser ses adhérentes à ses enjeux et l'intégrer plus harmonieusement aux programmes, la Fédération des Epl a signé une convention avec l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap)", expose le responsable du département Aménagement et développement économique de la Fédération des Epl, Romain Harlé. À Lyon, dont le sous-sol est truffé de vestiges, l'entente conforte une démarche individuelle initiée déjà depuis une trentaine d'années au profit du patrimoine local et qui connaît aujourd'hui un nouvel épisode.

Sous les pavés, le fleuve !

"L'histoire débute en 2003, sur le chantier du parking Saint-Georges situé en bord de Saône", raconte ainsi François Gindre, directeur de la Sem de mobilité individuelle Lyon Parc Auto (LPA) qui exploite 70 % du stationnement public métropolitain. Très vite, en effet, en lieu et place du parc de demain, un ancien port émerge dans la mise au jour d'une quinzaine d'épaves. La plus grande, le Lyon Saint Georges 4 (LSG 4), est un incroyable chaland gallo-romain de 30 mètres de long sur 5 mètres de large.

"Parce qu'un acteur public qui a pied dans la cité se doit de participer à la transmission des richesses locales", comme l'affirme son directeur, la Sem, avec la métropole de Lyon, décident immédiatement d'accompagner la valorisation de ces fouilles, en cofinançant chantier et publications. Mieux encore : convaincue que, du corridor d'un parking à la galerie d'art, il n'y a qu'un pas, LPA expose, in situ, le premier bateau restauré.

Depuis octobre dernier, ce mécénat bénéficie encore d'un souffle supplémentaire avec le soutien, à hauteur de 80 000 euros, d'un programme de recherches qui, à partir des éléments présents sur le LSG 4, ouvrira à l'Inrap une meilleure connaissance des textiles et métaux du bassin Rhodanien. Cet engagement actif permettra aussi au géant antique de jeter une dernière fois l'ancre dans une nouvelle salle de 600 m2 du musée gallo-romain de Lyon-Fourvière spécialement aménagée à son attention. Sans doute le plus grand emplacement de stationnement jamais imaginé par LPA !

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