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« Ma connaissance du monde sportif m’aide à innover »

Publié le 5 avril 2016

Ancien biathlète et entraîneur de l’équipe de France de biathlon, Bruno Clément apporte son expérience pour dynamiser la station savoyarde des Saisies. Ce directeur de Sem atypique impulse de nouvelles activités comme une salle hypoxique pour entrainer les sportifs de haut niveau.  

Bruno Clément : ''Nous nous sommes sur le marché des stages d'oxygénation des sportifs de haut niveau.'''@SAEM Les Saisies Village

– Ancien sportif de haut niveau, vous n'avez pas le profil habituel d'un directeur de Sem. Quel a été votre parcours ?

Je reconnais ne pas avoir un parcours classique. Après avoir vécu de grands moments sportifs, j'ai eu envie de vivre autre chose. Un cabinet de recrutement m'a contacté pour travailler sur la station des Saisies dont les domaines alpin et nordique offraient vraiment de quoi faire rêver !

– Vous êtes arrivé en 2007 aux Saisies. Quels différents postes avez-vous occupé ?

Je suis arrivé comme responsable marketing et des événements sur la station. Ensuite, je suis devenu directeur de l'office de tourisme puis directeur de la Sem, en 2012, lorsqu'elle a été créée. Aujourd'hui, j'ai plus de missions de management en gérant 55 personnes et un budget de 4,5 millions d'euros. C'est passionnant d'impulser une croissance forte de la fréquentation de la station en hiver comme en été. Cela passe par le développement de nouvelles activités touristiques comme l'ouverture en 2015 du centre aqua-sportif.

– Que vous apporte votre expérience sportive ?

Ma bonne connaissance du monde sportif m'aide à trouver de nouveaux axes de développement, innovants, qui nous différencient des autres stations. Pour se placer sur le marché des stages d'oxygénation des sportifs de haut niveau, nous avons aménagé un équipement à la pointe pour l'endurance. Notre salle hypoxique, unique en son genre, reproduit les conditions de la haute altitude jusqu'à 5 000 m en réduisant le taux d'oxygène dans l'air. Les athlètes s'y entrainent sur un vélo, un rameur, un tapis de course à pied… Cela permet des gains très significatifs sur les performances.

– Quel premier bilan dressez-vous ?

Un bilan très positif. La salle hypoxique a déjà accueilli des handballeurs, les équipes de France de ski de fond ou de kayak, ou le groupe militaire de haute montagne venu se préparer pour une expédition à 7 000 m sur l'Anapurna. D'autres disciplines sont intéressées comme le ski alpin ou le cyclisme. Cela nous donne l'image d'une station dynamique et très sportive. Praticable toute l'année, cette nouvelle activité constitue un vrai plus.

– Avez-vous d'autres projets ?

Je pense notamment à notre collaboration avec l'université de Savoie sur la salle hypoxique concernant ses bienfaits sur la perte de poids ou sur certaines maladies. Nous travaillons avec un doctorant pour définir des protocoles et le gain potentiel de remise en forme. Sa thèse, qui durera trois ans, démarre. Des groupes de travail seront mis en place au printemps. Un développement original sur une clientèle de bien-être semble donc possible.

Propos recueillis par Philippe Pottiée-Sperry

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