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Méthanisation : Cobiogaz occupe la ferme bretonne

Publié le 15 mars 2016

Ils sont quatre et ils y croient : la Semaeb, Triskalia, la Caisse des Dépôts et Direct Energie, ont créé Cobiogaz afin de développer la méthanisation à la ferme. L’objectif est d’injecter du biométhane agricole dans le réseau de gaz à travers le développement d’unités de méthanisation agricole.

Les méthaniseurs vont fleurir aux abords des fermes bretonnes dans les prochaines années.© Triskalia

À l'heure du développement de l'économie verte et circulaire, la méthanisation agricole n'entend pas rester au milieu du troupeau. Valorisant les effluents d'élevage – ces tas de crottins qui fument au bord de nos routes rurales -, elle produit ainsi une énergie renouvelable non tributaire des conditions climatiques (sans vent, par exemple, point d'éolienne).

Autre atout non négligeable : elle permet aux exploitants de dégager un complément de revenu. L'intérêt de la Sas Cobiogaz est de proposer une solution technique pour surmonter l'un des freins au développement de la méthanisation, à savoir la valorisation du biogaz.

Dès 2013, la Société d'économie mixte pour l'équipement et l'aménagement de la Bretagne (Semaeb), la coopérative agricole Triskalia et Direct Energie ont planché sur la construction de mini-unités de méthanisation agricole à partir desquelles le biogaz produit serait collecté pour être injecté en un point unique au droit du réseau de gaz. Six exploitations agricoles du secteur de Caulnes (Côtes-d'Armor) ont fait l'objet d'une pré-étude concluant à la faisabilité d'un tel système.

Une des plus anciennes Sem de France

La technique est simple : il s'agit de comprimer le biogaz au niveau des sites de méthanisation, puis de le collecter et de l'acheminer vers un site unique de stockage, d'épuration et d'injection. Ce système apporte une réponse concrète à la dispersion des sites de méthanisation face à la localisation des canalisations de gaz. "Ce nouveau modèle de méthanisation à la ferme est aujourd'hui en face d'études", assure Nicolas Chapelat, chargé de mission énergies renouvelables à la Semaeb.

Il sera complètement opérationnel au cours de l'année 2018. Triskalia, la Semaeb et Direct Energie se partagent 26 % du capital, la Caisse des dépôts en assumant 22 % pour un montant global de 100 000 euros. "La Semaeb est l'une des plus anciennes Sem de France (Ndlr, 59 ans d'existence précisément) qui a historiquement accompagnée tous les grands projets urbains en Bretagne, de l'aménagement de Zac à la construction de bâtiments publics, lycées notamment. Aujourd'hui, une des priorités est le développement des Enr et la résorption de la précarité énergétique. En espérant pouvoir faire le constat de la même réussite dans quelques années", conclut le chargé de mission.

Stéphane Menu

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