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La citadelle d’Amiens ressort de terre… cuite

Publié le 29 mars 2016

La célèbre citadelle se transformera dès 2017 en un ensemble universitaire au cœur d’un parc public. L’architecte Renzo Piano a assuré une reconversion respectueuse du vestige historique en utilisant notamment des diabolos de terre cuite, disposés en surface du toit du Grand Casernement et des 3 200 m² de la nouvelle place centrale. Une place plane, cœur du projet, qui constitue une première mondiale.

Les diabolos prennent place et assurent la planéité de la place. Une première mondiale ! (Photo Amiens Aménagement)

La longue histoire de la citadelle d'Amiens est singulière. Erigée en 1622 à la demande d'Henri IV pour protéger la ville des invasions étrangères, elle n'eut longtemps pour seul propriétaire que l'armée. Jusqu'au jour où la ville d'Amiens, dans les années 1990, s'est rendue propriétaire des 18 hectares du site. "Pour les Amiénois, c'est un lieu énigmatique. Cette citadelle a toujours été là, mais son enceinte était infranchissable", affirme Jean-Maurice Moulène, directeur du projet à la Sem Amiens Aménagement.

Le sens de la reconversion de cette forteresse s'imposa naturellement aux édiles de la ville et de l'agglo : créer un pôle universitaire dédié aux sciences humaines pour y accueillir 3 800 étudiants et 300 enseignants-chercheurs. Ce chantier a été confié à l'architecte italien Renzo Piano, le concepteur de Beaubourg, la maîtrise d'ouvrage étant assurée par Amiens Aménagement mandatée par Amiens Métropole.

Lire aussi : "Amiens, la ville qui se rêvait en cité étudiante"

Ouverture prévue en 2017

"Confier un tel projet à Piano implique une grande part d'innovation quant aux techniques de construction et au choix des matériaux," explique le responsable. La surprise se traduit par le choix des matériaux et porte un nom : le diabolo de terre cuite, conçue en collaboration avec l'entreprise mondialement connue, Terreal.

Il s'agit de créer une surface drainante constituée d'éléments de terre cuite en forme de diabolos, posés en alternance avec une bande engazonnée. "L'ensemble offre un aspect plat, propre, vite sec après l'averse. Le gazon donne l'impression d'une moquette épaisse. Ce confort renforce la convivialité du lieu, ce qui permettra d'organiser plus facilement de nombreux évènements pour animer le site tout au long de l'année", assure Jean-Maurice Moulène.

Une autre innovation technique est également mise en œuvre dans les bâtiments neufs universitaires. Dans ces espaces, les plafonds seront composés de voussoirs en terre cuite, le premier plancher collaborant béton-terre cuite. "Ce plancher monolithique offre également une qualité d'isolation phonique et thermique remarquable", comme l'assure un cadre de Terreal. Le coût global du projet s'élève à 113 M€. Vivement 2017, année de l'ouverture de cette citadelle pas comme les autres.

Stéphane Menu

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