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Publié le 8 mars 2016

Jeune chef d’entreprise mais aussi élue et présidente de Sem, Coralie Dénoues cumule les casquettes. Naviguant surtout dans des milieux d’hommes, cela ne lui fait pas peur. Sa recette ? La passion, l’énergie et une envie farouche d’entreprendre.

''Dans une journée, tout doit être optimisé pour assumer ses différentes casquettes''

A 32 ans, Coralie Dénoues a déjà un sacré CV qui pourrait faire penser à une longue carrière. Cogérante d'une société de commerce en bestiaux, élue des Deux-Sèvres et PDG d'une Sem, Deux-Sèvres Aménagement, elle est aussi présidente de la Fédération des Epl de Poitou-Charentes et fondatrice en 2010 de l'association Entreprendre au féminin dans sa région. Beaucoup de casquettes qui ne l'effraient pas. Bien au contraire.

Et son statut de femme ? "En entreprise depuis mes débuts, j'ai toujours baigné dans un milieu très masculin voire macho, raconte Coralie Dénoues en souriant. J'adore cela car c'est franc et ça n'a qu'une parole". Tout est dit. La jeune femme, directe et passionnée, est une fonceuse.

Quel plafond de verre ?

C'est son association Entreprendre au féminin qui la fait remarquer du monde politique. Là encore, elle n'hésite pas un instant et accepte de devenir suppléante aux législatives de 2012 d'un candidat qui ne sera pas élu. Le grand saut se fera avec les départementales de 2015 et leur nouveau mode de scrutin qui impose des binômes paritaires. Les Deux-Sèvres constituent une terre de conquête avec 100% d'élus sortants hommes !

Coralie Dénoues devient donc conseillère départementale et dans la foulée est nommée à la tête de la Sem départementale Deux-Sèvres Aménagement. Encore un milieu d'hommes. "Oui c'est vrai, mais cela me correspond beaucoup mieux", répond-elle du tac au tac. Ce qui ne l'empêche pas de constituer avec sa directrice, Stéphanie Ruiz, "un binôme féminin qui fonctionne extrêmement bien".

Se vit-elle comme un cas à part ? "Non, même s'il faut se battre. Les premières à se mettre des freins sont les femmes elles-mêmes, en se créant ce fameux plafond de verre dont on parle souvent. Je ne l'ai jamais ressenti". Pour avoir plus de femmes aux responsabilités, sa solution, simple, repose sur le volontarisme : "Il faut convaincre les femmes de lever leurs propres freins et les hommes d'être conciliants avec celles qui osent".

"Soyons fières d'être des femmes"

Pour assumer ces différentes casquettes, son organisation est "quasi militaire". "Dans une journée, tout doit être optimisé", explique-t-elle. Seule frontière infranchissable, les lundis et mardis soir qu'elle consacre à son fils de neuf ans du fait de sa garde alternée. "Les autres jours peuvent être consacrés au travail sans limite".

Pour tenir le rythme, Coralie Dénoues se reconnaît un certain caractère et une bonne résistance. "Soyons fières d'être des femmes, c'est notre meilleur atout. Une fois cela assumé, il n'y a que du bonheur, lance-t-elle en guise de conseil. A bon entendeur, salut !

Philippe Pottiée-Sperry

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