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Montpellier a plus d’une tour dans son sac

Publié le 17 février 2016

On n’en avait plus construit ici depuis quatre décennies mais sept sont désormais en projet au cœur même de la cité : à Montpellier, les tours font leur retour, en beauté.

La Mantilla est un immeuble dont la parure de résille comme les performances énergétiques renouvellent l’image des tours urbaines. (Jacques Ferrier Architectes et A+ Architecture).© MC Lucat.

La Serm (Société d’équipement de la région montpelliéraine) n’a qu’une ambition : être le creuset de « ce qui viendra demain enrichir le patrimoine urbain de la ville ». Avec la Folie divine, l’Epl tient son pari tant ce projet concrétise bien ce dessein d’un habitat différent – esthétique, confortable et durable – susceptible de redonner aux tours leurs lettres de noblesse.

D’abord il y a le tracé incroyable. Dans un ballet de courbes, l’œuvre de l’architecte Farshid Moussavi ondule au bord de La Lironde, ses neuf étages de balcons inégalement décalés dans un mouvement dansant. Second ingrédient : la mixité fonctionnelle, pierre angulaire de cette Folie, « partagée » par 36 logements et 260 m2 de commerces. Enfin, toute la réflexion tient ici à la « manière d’habiter », dans une volonté d’harmoniser qualité de vie intérieure et environnement.

Des tours légitimes

Il est bien fini ce temps où les tours faisaient rimer rationalité avec rigidité, exiguïté, voire insécurité : « tout en demeurant la meilleure solution en termes de densité, elles sont aujourd’hui conçues sous le signe de la légitimité, en accord avec les besoins de leurs résidents, dans le respect du site et de son voisinage, et, bien sûr, des exigences énergétiques« , avance Christophe Perez, directeur général de la Serm.

Outre la Folie livrée début 2017, plusieurs projets en hauteur s’inscrivent aux réalisations de la société sous les signatures prestigieuses de Jacques Ferrier, Marc Lehmann ou Jean-Michel Wilmotte. Sur l’axe menant vers la Méditerranée, ils ont planché sur quatre immeubles de quarante-cinq mètres de haut, dans un « geste architectural qui ancre Montpellier dans le XXIe siècle« , se félicitait en juillet le maire Philippe Saurel.

Une résidence, dont le dernier étage devrait surplomber le centre-ville de ses 49,90 mètres, s’inscrit au plan du quartier nouveau Saint-Roch, « réalisation sur laquelle nous travaillons actuellement sous forme d’ateliers, avec un ensemble immobilier et les riverains, pour mieux cerner l’habitat de demain et son inscription dans le dialogue urbain« , détaille Christophe Perez. Parce que la tour, c’est aussi la verticalité opportune sur ce territoire dont l’essor exige 5 000 nouveaux logements par an.

Laurence Denès

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