L'actualité des Entreprises publiques locales
Publié le 27 janvier 2016

De la création de la boucle Castres-Mazamet à la gestion des liaisons nationales de grandes entreprises, la Sem locale a misé sur la diversification pour s’assurer un devenir économique. Elle embauche aujourd’hui une cinquantaine de salariés.

Thierry Bardy, directeur : ''nous avons réussi à créer le premier réseau de fibre optique en 1998 en France dans le cadre d'une Sem''

L'histoire remonte à 18 ans. La Sem Intermédiasud voit le jour sous l'impulsion des collectivités locales (la communauté d'agglo de Castres-Mazamet, mais aussi les communes de Castres, Mazamet, Aussillon et Labruguière) et des partenaires privés. Face au monopole de France Telecom, Intermédiasud n'ambitionne pas plus que d'être "un véhicule pour agir", selon l'expression de son directeur, Thierry Bardy. "La situation juridique était complexe mais nous avons réussi à créer le premier réseau de fibre optique en 1998 en France dans le cadre d'une Sem", se souvient le directeur. La création puis la gestion de la boucle de fibre optique Castres-Mazamet parachèveront cette volonté politique.

Un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros !

Mais l'intérêt de cette belle saga locale réside surtout dans sa réussite… nationale. Très vite, en effet, pour assurer son équilibre financier, la Sem parvient à élargir le spectre de ses compétences, en décrochant des contrats, notamment dans la conception et la gestion des réseaux télécom d'entreprise de haute criticité.

Depuis plus de quinze ans, Ims Networks, filiale d'Intermédiasud, a développé un savoir-faire unique en design d'architecture de télécommunication haute performance en déployant des réseaux sur-mesure, capables d'évoluer selon les besoins spécifiques de ses clients. Illustration : en 2012, la Sem est retenue par le groupe bancaire Banque populaire-Caisse d'épargne pour fournir des liaisons interconnectant l'ensemble de ses data centers ainsi que la supervision et la maintenance de ce réseau fibré.

"La réussite locale nous a permis d'exporter nos savoir-faire parce que nous devions trouver un modèle économique pour ne pas rester coincés dans le seul contexte local. Nous nous appuyons aujourd'hui sur la compétence de 50 salariés. Notre chiffre d'affaire tourne autour de 10 millions d'euros", conclut Thierry Bardy. En 2012, un cabinet britannique spécialisé classait la Sem au 33e rang sur les 63 entreprises leaders en fibre optique. Le Palo Alto français, comme l'affirma le Premier ministre Lionel Jospin lors d'une visite, a de beaux jours devant lui.

Stéphane Menu

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