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À la Siemp, l’éco-quartier se fait label

Publié le 1 octobre 2015

Terminé en 2014, l’îlot Fréquel Fontarabie dans le 20e arrondissement de Paris, constitue un des tout premiers éco-quartiers en milieu dense. Ses performances énergétiques lui ont valu le label d’éco-quartier remis par le ministère de l’Écologie en 2013. 

Légende : De nombreux passages ont été créés dans le but de créer du lien social entre les différents îlots. ©Contextes pour la Siemp

Deux bâtiments expérimentaux quadrillent le secteur. À l'est, l'architecte Pascal Gontier a construit le premier immeuble passif de la capitale avecune très faible consommation d'énergie. Le confort d'été et le confort d'hiver sont assurés par des puits franciliens, c'est-à-dire de la géothermie, ainsi que par une VMC double flux et une isolation thermique renforcée. À l'ouest, un autre immeuble conçu par Armand Nouvet et récompensé d'une mention au prix de l'Equerre d'argent, accumule la chaleur par la technique des murs capteurs accumulant la chaleur pour le confort d'hiver. Pour le confort d'été, il fait appel à une ventilation naturelle des murs pignons ainsi qu'à des stores. Ces performances énergétiques ont permis à Fréquel Fontarabie d'obtenir le label d'éco quartier par le ministère de l'Écologie en 2013.

Mais l'exemplarité de ce projet est aussi d'avoir été conçu en concertation pour et avec les habitants. "Au lancement de la consultation en 2003", retrace Roland Pellerin, chef de projet à la Siemp, "lors de réunions avec les habitants, les services techniques de la Ville et les élus, nous avons imaginé le prototype d'un quartier durable". En effet, la ville de Paris, la mairie d'arrondissement et l'ensemble des acteurs ont décidé de faire de Fréquel Fontarabie, inscrit dans le programme de résorption de l'habitat insalubre, un quartier exemplaire, alors même que ni le Grenelle de l'environnement ni le Plan climat de la Ville de Paris n'avaient encore été mis en œuvre.

Faire "respirer" le quartier

Au total, ce sont plus de 100 logements sociaux qui ont été construits ou réhabilités. L'exemplarité du projet a également été de garder une échelle du construit identique à l'existant et de conserver un espace central vide comprenant une placette. Sur un espace non construit, cette dernière a rapidement été envisagée sur les plans masse, d'où partent plusieurs passages pour créer du lien entre les différents lots, ainsi qu'un espace vert de 1 000 m². Carrefour des différentes voies et passages de l'éco-quartier, la placette donne sur le jardin, une crèche de 60 berceaux, un centre de protection maternelle et infantile (PMI) en cœur d'îlot. "On parlait beaucoup de densification, explique Éva Samuel, l'architecte coordinatrice. Alors dès les premières réunions, la proposition était de le faire respirer, de susciter de la vie locale et du lien social." Visiblement la mayonnaise a pris : un café devrait ouvrir ses portes prochainement.

Pierre Magnetto/Naja

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