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Publié le 10 octobre 2014, par Patrick Cros/Naja

Pour diversifier ses sources d’énergie locales, GEG prépare le développement d’unités de bio méthanisation en Isère. Sur ce marché complexe, deux projets sont dans leur dernière phase de préparation pour des mises en service en 2015 et 2016. L’énergéticien public local s’affirme dans la production d’une énergie propre diversifiée et décentralisée.

Projet de valorisation du biogaz de la station d'épuration Aquapole dans l'agglomération grenobloise. © GEG

Déjà à la pointe en matière d’énergie renouvelable, avec onze centrales hydroélectriques (et une douzième en construction), 8 éoliennes et 18 centrales photovoltaïques, GEG investit aujourd’hui le secteur de la bio méthanisation. Deux projets importants verront le jour, l’un dans l’agglomération grenobloise dès 2015 et l’autre à Aoste fin 2016, dans le Nord de l’Isère.

« A Aoste, élus et monde agricole se sont rapidement mobilisés en faveur d’une unité de méthanisation qui produira de la chaleur et de l’électricité vertes », explique Emmanuel Huard, responsable département ingénierie énergétique et adjoint au directeur de production de GEG. « Notre partenaire sur cette opération, le groupe Jambon Aoste, s’est également fortement investi ».

Un contrat a été signé avec l’association d’agriculteurs Aoste MethaTerre, spécialement créée pour l’occasion, afin de sécuriser l’approvisionnement en biomasse et l’utilisation du digestat. Elle fournira 70 % des 40 000 tonnes par an de déchets organiques nécessaires au fonctionnement d’Aoste Bio Energie. Puis, l’association récupérera le digestat généré en fin de processus de méthanisation. Il servira de fertilisant naturel sur les terres cultivées « dans un rayon de 20 km autour d’Aoste, réduisant ainsi au maximum l’impact du transport », précise Emmanuel Huard. Les autres déchets nécessaires au fonctionnement de la future unité de méthanisation proviendront de sous-produits d’industries agricoles et agroalimentaires locales.

Du biogaz dans le réseau local

Dans l’agglomération grenobloise, le projet de valorisation du biogaz de la station d’épuration Aquapole sera « complémentaire » de celui d’Aoste. Ici, pas de production d’électricité par cogénération, mais du biogaz qui sera épuré et injecté en partie dans le réseau de gaz naturel. Une autre partie sera utilisée directement par Aquapole pour le fonctionnement de son incinérateur de boues résiduelles. Le projet est cette fois porté par Aquabiogaz, filiale créée par GEG ENeR (70 % du capital) et Degremont Services (30 %). Le groupement solidaire construira et exploitera l’unité de valorisation du biogaz pendant 15 ans.

Cette nouvelle structure représente une opportunité intéressante pour la Communauté d’agglomération Grenoble-Alpes Métropole (Metro) qui gère, via une régie, la station d’assainissement. Celle-ci absorbe chaque jour quelque 230 000 m³ d’eaux usagées produite par 460 000 habitants, pour les dépolluer avant leur rejet en milieu naturel. Auparavant directement brûlées, les boues résiduelles trouveront une seconde vie avec le biogaz et leur volume sera au final fortement réduit. Elles permettront la naissance en 2015 de la première unité d’injection et épuration de biogaz issue de station d’épuration en Rhône-Alpes.

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