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Les Portes du Tarn : Un parc d’activités aux portes de Toulouse

Publié le 27 juin 2013, par Patrick Cros/Naja

Un syndicat mixte, créé par le Conseil général du Tarn et la Communauté de communes Tarn-Agout, a confié en juillet 2012 à une Spla la concession d’aménagement du parc d’activités « Les Portes du Tarn ». Les premiers travaux pourraient débuter début 2014.

Le futur parc d'activités s'installera à la frontièredu Tarn et de la Haute-Garonne © DR

A une vingtaine de kilomètres à l'Est de Toulouse, « Les Portes du Tarn »  annoncent une nouvelle dynamique dans un territoire jusqu'à présent essentiellement rural, où la population devrait passer de 30 000 à 44 000 habitants d'ici à 20 ans. Au programme : la création d'un parc d'activités à vocation régionale de 198 hectares (52 hectares sur la Commune de Buzet-sur-Tarn (Haute-Garonne) et 146 hectares sur la Commune de Saint-Sulpice (Tarn). « Au-delà de la dimension économique et industrielle du projet, c'est un pôle de vie qui se prépare à voir le jour avec des services, des commerces, et des espace ludiques et même de loisirs tels que centre fitness et piscine », explique Antoine Chorro, directeur général de la Spla des Portes du Tarn, Société publique locale d'aménagement spécialement créée pour développer la future Zac.

L'objectif est avant tout d'attirer des entreprises industrielles et de générer des emplois en créant un site attractif, avec une offre foncière intéressante, mais aussi avec des infrastructures et des services performants. Parmi les entreprises potentiellement intéressées, se trouvent, par exemple, des sous-traitants d'Airbus Industrie, basé à Toulouse, qui a vu à nouveau son carnet de commandes se remplir lors du dernier Salon du Bourget en juin. Ou encore des sous-traitants de la filière cosmétique, déjà implantée à une dizaine de kilomètres du site.

Une dimension durable
L'ambition est aussi d'intégrer harmonieusement cette future Zac dans son territoire. « Il s'agit d'assurer une cohérence environnementale, économique et urbaine tout au long de la vie du site d'activités, de la conception à la gestion, dans le but de maîtriser son impact de manière globale », commente Antoine Chorro. C'est dans cette logique que le projet comprend un volet agricole. La disparition de 198 hectares de blé et de maïs sera ainsi compensée, et au-delà, par la mise en place d'une filière maraichère et horticole. Près de 20 hectares seront consacrés à cette activité qui répond à une demande en produits ultra-frais, générée par la proximité des 1,2 million d'habitants de l'agglomération toulousaine.

Les Portes du Tarn valoriseront plusieurs atouts, dont la proximité de l'autoroute A68 et du réseau ferroviaire. Un échangeur devrait ainsi voir le jour permettant un accès très rapide avec Toulouse, située aujourd'hui à une quinzaine de minutes en voiture. Une voie ferrée reliera également le site dans une perspective de développement du fret ferroviaire. L'opérateur Agénia, installé à Saint Sulpice, a déjà manifesté son intérêt. Avec la Zac, une nouvelle locomotive économique se prépare à voir le jour. L'enquête publique devrait débuter au cours de l'automne prochain.  

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