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Paris Rive Gauche : une « nouvelle ville » s’ouvre sur la Seine

Publié le 2 mai 2012, par Patrick Cros/Naja

Lancé en 1991 avec l’édification de la Bibliothèque nationale de France, Paris Rive Gauche entre dans une nouvelle étape. La valorisation de friches industrielles et ferroviaires ouvre ce territoire sur la Seine et le reste de la capitale. Aménagés par la Semapa, quatre nouveaux quartiers se mettent en place dans une perspective de mixité sociale et fonctionnelle.

Entamée avec l'édification de la Bibliothèque nationale de France dans les années 1990, Paris rive gauche ouvre le 13e arrondissement sur la Seine et le reste de la ville © Semapa/Philippe Guignard/Air Images

Considérée comme la plus importante opération d'urbanisme en cours dans la capitale, Paris Rive Gauche remodèle pas moins de 135 hectares, de la Gare d'Austerlitz à la limite communale avec la ville d'Ivry. Ce secteur, composé à la fin de années 80  essentiellement de friches industrielles et ferroviaires, est urbanisé pour être transformé en quatre nouveaux quartiers parisiens : Austerlitz, Tolbiac, Massena et Bruneseau.

La construction de la Bibliothèque nationale de France dans les années 1990 avait été le premier pas de cette importante opération d'aménagement menée par la Semapa (Société d'étude, de maîtrise d'ouvrage et d'aménagement parisienne) qui se poursuivra jusqu'en 2025. « A la différence de La Défense, ce sont de  véritables quartiers de ville qui se créent, avec logements, commerces, bureaux, équipements publics, lieux artistiques ou culturels, commente Jean-François Gueullette, directeur général de la Semapa. Par exemple, dans le quartier Massena, l'implantation universitaire se fera sur 210 000 m² soit environ 30 000 étudiants, enseignants et personnels administratifs ». Autre exemple : L'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (BULAC) qui ont été implantés rue des Grands-Moulins où ils constituent le Pôle des langues et civilisations du monde.

Un nouveau visage urbain
Au total, ce sont pas moins de 2,5 millions de mètres carrés de plancher qui seront réalisés en 35 ans. Une opération phare pour Paris et d'importantes retombées financières avec un état des produits et charges estimé à 4,3 milliards d'euros à l'horizon 2025.

L'axe principal du quartier est la nouvelle avenue de France, qui longe ou surplombe les voies ferrées de la gare d'Austerlitz, véritable porte d'entrée clé de ce nouveau territoire urbain. Celle-ci joue ainsi un rôle déterminant dans le projet. « Le faisceau ferroviaire a longtemps été un obstacle à l'ouverture du 13e arrondissement vers la Seine et à une continuité vers le reste de Paris. Il devient aujourd'hui une opportunité de développement », explique Jean-François Gueullette. Pour faire « sauter ce verrou », des bâtiments sont en cours de construction sur une dalle de trois kilomètres de long et des « immeubles ponts » seront créés à cheval sur le réseau ferroviaire. La démolition du Buffet de la Gare vient également de marquer le démarrage de la première phase des travaux du secteur Austerlitz Gare.

Pour l'ensemble du projet, la Semapa a fait appel à de nombreux architectes et paysagistes français et étrangers réputés tels que Christian de Portzamparc, Rudy Ricciotti (immeuble de bureaux à l'angle de la rue de Tolbiac et de l'avenue de France qui sera livré fin 2013), Ricardo Bofill, et Jean-Michel Wilmotte. Paris s'offre un nouveau visage de la Gare d'Austerlitz à Ivry-sur-Seine.

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