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Nîmes reprend son souffle à l’Est

Publié le 19 janvier 2012, par Patrick Cros/Naja

Les réunions publiques et le travail de concertation mené par la SAT avec l’ensemble des services de la Ville de Nîmes, l’Agence d’urbanisme, l’Armée, la SNCF et RFF, ont permis le lancement d’un vaste projet d’écoquartier qui rééquilibrera à terme le centre-ville vers l’Est.

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, et Jacques Perotti, son adjoint, recevaient le 30 novembre 2011 le prix « Requalification urbaine » de l'appel à projets EcoQuartier pour le projet Hoche Sernam, des mains de Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logemen

« Le projet Hoche Sernam a été primé parce qu'il fait partie des rares qui privilégient autant l'humain que l'urbain », commentait le 30 novembre dernier Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, lors de la remise du prix « Requalification urbaine » de l'appel à projets EcoQuartier 2011. En cherchant à « améliorer la qualité de vie tout en répondant aux enjeux de la croissance urbaine », la SAT a assisté la Ville de Nîmes dans le montage du dossier de l'appel à projets EcoQuartier 2011 pour Hoche Sernam, une opération d'aménagement durable jugée « exemplaire », sur une vingtaine d'hectares de friches, à l'Est de l'hypercentre nîmois.

« Dès la décision de répondre à cet appel à projets, une méthodologie a été mise en place et un important travail de concertation a été réalisé via des réunions publiques et des groupes de travail, confie Mathieu Piriou, chargé d'opérations à la SAT. A l'occasion de cet appel à projets national, des liens étroits ont été indispensables avec l'ensemble de l'équipe de projet pour optimiser les différentes vocations urbaines du quartier ». Élus, SAT, maître d'œuvre (Antoine Grumbach et Jean-Pierre Duval) et techniciens de la Ville se sont régulièrement retrouvés autour d'une table « pour faire émerger toute la potentialité du site et la valider ».

Une mixité fonctionnelle et sociale
Parmi les enjeux et défis à relever : la mixité sociale et fonctionnelle, la trame verte et bleue, l'intégration d'espaces verts dans le futur ensemble urbain, et la maîtrise de zones potentiellement inondables. Des négociations se poursuivent avec l'Armée, la SNCF et RFF (Réseau Ferré de France) afin d'acquérir les terrains nécessaires à la requalification du quartier.

La première partie des travaux qui ont été lancés concerne l'aménagement de la première tranche du « secteur universitaire » (19 M€ environ), inscrit au contrat de projets Etat-Région 2007-2013, et la construction de 160 logements étudiants par le Crous. « Ces derniers ont été livrés à la rentrée 2010 », précise Mathieu Piriou. La future université, qui bénéficiera au centre de l'écoquartier de l'emprise de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, ouvrira ses portes à la rentrée 2013. L'ancien bâtiment, aux qualités patrimoniales, sera conservé et réaménagé. Également au programme : la construction d'environ 1 000 logements, d'équipements publics, de commerces, d'espaces verts et de nouvelles voiries, dans un secteur soumis à de fortes contraintes hydrauliques.

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