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Nantes : La Folle Journée monte en puissance

Publié le 26 janvier 2012, par Patrick Cros/Naja

Le célèbre festival de musique classique, créé par René Martin en 1995, prend cette année une nouvelle dimension. La Scène nationale de Nantes vient compléter la Cité des Congrès. Ce développement assoit la popularité d’un événement qui tient à impliquer l’ensemble des Nantais, de toute culture, âge et origine sociale.

La Folle journée propose cette année 300 concerts qui s'adressent à un large public. © DR

Avec une cinquantaine de concerts et 15 000 places supplémentaires, la Folle Journée de Nantes poursuit son développement dans le paysage culturel nantais. Une nouvelle scène, le Lieu Unique, vient enrichir l'offre de l'édition 2012 avec ses deux salles de spectacle. « Afin de respecter l'unité de lieu qui contribue à la réussite du festival depuis sa création, la Ville de Nantes a chargé la Saem de concevoir, de financer, et de mettre en œuvre l'installation qui relie désormais la Cité des Congrès, où se déroule traditionnellement l'événement, avec ce nouveau site », explique Michèle Guillossou, directrice générale de la Saem La Folle Journée. Une structure de 215 mètres de long et 10 de mètres de large a ainsi été installée. Elle apporte une nouvelle dimension aux 300 concerts prévus du 1er au 5 février prochain, permettant à une cinquantaine de concerts de voir le jour grâce à la collaboration avec la Scène nationale de Nantes, installée dans le Lieu Unique depuis sa création en 2000. Cette année, la Folle Journée met en avant la musique russe de 1870 à nos jours, de la grande époque romantique symbolisée par Tchaïkovski à celle des compositeurs contemporains comme Goubaïdoulina.

Une politique sociale solidaire
Près de 140 000 spectateurs sont attendus pour cette 18e édition, venus de tous les horizons sociaux et culturels. C'est aussi la marque de l'événement : s'ouvrir à tous les publics. Un plan d'actions est mené chaque année pour impliquer aussi bien les scolaires que « les personnes éloignées de la culture qu'elles soient en situation de précarité, souffrant de handicap ou bien âgées et isolées », précise Michèle Guillossou. Des ateliers de retranscription musicale permettent même à de jeunes musiciens amateurs de travailler leur interprétation à partir d'une œuvre choisie dans la programmation de la Folle Journée 2012. Tchaïkovski et autres compositeurs classiques sont ainsi repris sur des rythmes rock, rapp, slam, reggae, jazz, électro acoustique, hip hop ou pop rock. Après s'être entrainée pendant plusieurs mois, une cinquantaine de jeunes issus de différents quartiers viendront jouer sur scène, participant à l'ouverture du festival vers un large public. Dans la même logique, près de 10 000 billets à seulement 4,50 euros ont également été émis dans le cadre d'une politique sociale solidaire qui vise à proposer un événement culturel de qualité même aux plus petits budgets.

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