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La Presqu’île, une « ville de demain » pour Grenoble

Publié le 10 janvier 2011, par Patrick Cros/Naja

Site scientifique déjà confirmé en Europe, la Presqu’île de Grenoble est déterminée à s’affirmer dans la prochaine décennie au niveau mondial. Mais la capitale du Dauphiné veut également transformer cette terre de 250 hectares, entre rivières Isère et Drac, en un lieu de vie agréable et écologique. La Sem InnoVia Grenoble Durablement est le chef d’orchestre de l’aménagement de ce projet ambitieux.

La Presqu'île de Grenoble à la confluence de l'Isère et du Drac © DR

Longtemps délaissé, l'ancien champ de tir de l'armée devient aujourd'hui un atout maître de Grenoble. La Presqu'île de la capitale de l'Isère s'est hissée en quelques années, avec le pôle Minatec dédié aux nanotechnologies et le synchrotron, parmi les sites scientifiques européens les plus réputés. Mais Grenoble ne veut pas se reposer sur ses lauriers et cherche maintenant aller beaucoup plus loin avec son projet Giant (Grenoble Innovation for new advanced technologies) qui vise à faire de ce site de 250 hectares, un MIT à la française et une vitrine technologique à la hauteur des grands pôles de compétitivité mondiaux. Tout en créant un lieu de vie agréable et respectueux de l'environnement. « Il est important d'accompagner ce développement scientifique par de l'aménagement urbain de haut niveau », explique Valérie Dioré, directrice générale d'InnoVia Grenoble Durablement. Au programme : mixité sociale et fonctionnelle, maîtrise de l'énergie, respect de l'environnement, qualité de l'architecture et des espaces publics. « Il faut offrir tous les services nécessaires à la création de ce nouveau quartier tels qu'école, équipements sportifs et logements ». Véritable chef d'orchestre depuis 2009 de ce nouvel aménagement de la Presqu'île, la Sem doit ainsi coordonner pas moins de 15 maîtres d'ouvrage, épaulé par un architecte en chef de talent : Christian de Portzamparc. Au cœur de cet ensemble, un tramway traversera le site, le long de la rue des Martyrs, allant du centre de Grenoble jusqu'au bout de la presqu'île dès fin 2013.

« L'ambition est de tendre vers une écocité, précise Valérie Dioré. Une démarche qui va beaucoup plus loin que la création de bâtiments efficaces en énergie et qui inclut des notions de mutualisation, de vie sociale et de mobilité partagée ». Un chantier gigantesque qui se poursuivra pendant au moins 25 ans. Investissement global connu à ce jour, tout projet confondu : 1,3 milliard d'euros. Dans la première phase, jusqu'en 2016 environ, il est prévu de faire construire 800 logements familiaux et plus de 1 000 logements étudiants. Un véritable campus d'innovation de rang international attractif doit ainsi voir le jour.

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