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Une deuxième vie pour le haras d’Hennebont

Publié le 4 novembre 2010, par Patrick Cros/Naja

Avec un siècle et demi d’existence, le haras d’Hennebont (Morbihan) a évolué pour s’adapter aux nouvelles exigences du marché. Sous l’impulsion de la Sellor, le domaine breton s’adresse désormais à une clientèle touristique, attirée par son musée et ses spectacles équestres.

Des spectacles équestres sont proposés en soirée les trois premières semaines d'août. © Sellor

« Dès 1999, la communauté d’agglomération et le haras national ont décidé de valoriser le patrimoine vivant et bâti du site », explique Thierry Fréchier, directeur de la Sellor. L’Espace découverte du cheval en Bretagne voit le jour dans le haras d’Hennebont et sa gestion est confiée à la société d’économie mixte, créée en 1989 par le District du pays de Lorient pour la gestion des ports de plaisance. Devenue au fil des ans une véritable Sem multi-activités, la Sellor a en effet développé un important savoir-faire, devenant un partenaire incontournable du développement du tourisme local.

Le haras connaît un réel succès de fréquentation avec 25 000 à 30 000 visiteurs par an. Le cap des 30 000 est même franchi en 2010 pour la première fois. Parmi les points forts du site : sa superbe écurie de 1 000 m2, transformée en musée, qui peut être visitée, ainsi que l’ensemble du domaine, accompagné d’un guide. « Sept salariés de la Sellor travaillent aux côtés de la trentaine d’agents du haras », précise Thierry Fréchier.

Cependant, les collectivités locales doivent faire face, en 2007, à un nouveau défi avec le désengagement progressif de l’Etat de la filière cheval. « Il leur était impensable d’abandonner le haras, créateurs d’emplois et figure du patrimoine local avec, entre autres, des écuries de l’époque napoléonienne », commente Thierry Fréchier. Un syndicat mixte est alors créé regroupant la région Bretagne, le département du Morbihan, la communauté d’agglomération du Pays de Lorient et la mairie d’Hennebont. Objectif : assurer la mutualisation des moyens et réfléchir à l’avenir du site de 22 hectares, situé à une dizaine de kilomètres de Lorient ». Une phase d’étude a ainsi été lancée pour apporter au site des activités complémentaires, capables de le pérenniser.

Parmi les axes de développement, qui pourraient monter en puissance au cours des prochaines années : les spectacles équestres. Au fil des ans certains ont acquis une renommée nationale comme l’Horse Show de Jean-Marc Imbert qui propose des acrobaties équestres sans selle ni bride. Près d’une quinzaine ont été présentés cet été, avec 600 à 800 personnes par soirée. « C’est une voie prometteuse, commente le directeur de la Sellor. Certains artistes pourraient même résider dans le haras ».

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