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Publié le 23 novembre 2010, par Patrick Cros/Naja

Dans une région historiquement liée à l’énergie avec ses anciennes mines de charbon, Gardanne se tourne aujourd’hui résolument vers le futur en transformant le biogaz de ses déchets en électricité. Une évolution réalisée par la Semag, société d’économie mixte d’aménagement.

Le chantier de l'unité de valorisation électrique du biogaz issu du centre de stockage de déchets (ISDND) de Malespine © Semag

C'est une nouvelle perspective qu'apporte la Semag à un territoire qui s'est consacré pendant plusieurs siècles à ses mines de charbon. Gardanne et ses environs avaient déjà su prendre avec succès le virage des technologies high tech depuis la fermeture du dernier puits en 2003. L'ouverture du Centre microélectronique de Provence en 2002 avait définitivement consacré sa place au sein de la Silicone Vallée provençale. Créée à l'initiative de la Commune de Gardanne, pour mettre en œuvre une politique d'aménagement concerté de l'environnement, la Semag réconcilie aujourd'hui la région avec son passé liée à l'énergie. La Sem va contribuer à la lutte contre l'effet de serre et à l'utilisation d'énergie renouvelable en mettant en place une unité de valorisation électrique du biogaz, jusqu'ici brûlé en torchère dans son Installation de Stockage de Déchets Non Dangereux (ISDND), situé sur le site de Malespine.

Après appel d'offres, un accord de partenariat a été conclu avec la société Verdesis, filiale d'EDF Energies Nouvelles, qui doit permettre, au cours du premier trimestre 2011, une valorisation électrique et thermique du biogaz capté. « La production électrique ainsi générée représentera les besoins d'environ 2 600 personnes, grâce à la mise en place d'un moteur de 834 kwe », explique Jean-François Velly, directeur de la Semag qui, dans le cadre de son exploitation, a obtenu fin 2008 les certifications de qualité ISO 9001 et environnementale ISO 14001. « Chaque année, c'est l'équivalent de 1 950 tonnes de CO2 qui ne seront plus rejetées dans l'atmosphère ».

La société d'économie mixte va utiliser l'important réseau développé dans l'ISDND depuis 1995 – pour capter les gaz issus de la fermentation des déchets enfouis et les diriger vers la torchère actuellement en activité – qui a une capacité de 800 m3/H. « Le réseau a fait récemment l'objet d'une extension avec la création de sept puits de captage en 2010. Douze autres puits devraient être réalisés en 2011 », précise Jean-François Velly.

Un autre projet d'avenir devrait encore renforcer cette dynamique de développement durable initiée par la ville de Gardanne. « L'énergie de l'eau à 25°C qui a envahi en quantité importante les galeries de la mine pourrait être utilisée à l'horizon 2012, explique Jean-François Velly. Elle servirait alors dans un premier temps à chauffer des bâtiments d'un parc d'activités en hiver et surtout à les refroidir en été ».

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