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Chantiers : La Sepa utilise la technologie pour prévenir les vols

Publié le 26 juillet 2010, par Johannes Braun/Naja

Enregistrement vidéo 24h/24, alarme anti-intrusion et service de télésurveillance, la Sepa a mis le paquet pour protéger des vols le chantier de la cité multimédia de Pau. Une expérience qui devrait faire des émules.

Une clôture continue ferme le chantier pour limiter l'accès à un seul portail. © Sepa

Alors que les vols de matériel sur les chantiers coûtent chaque année des sommes colossales aux acteurs du BTP, sans compter les retards occasionnés, la Sem d'équipement des pays de l'Adour (Sepa) a décidé de faire appel aux nouvelles technologies pour se protéger. Mandataire de la Sem immobilière Pau Pyrénées pour l'aménagement et la construction du bâtiment H de la cité multimédia de Pau, la société a en effet mis en place un système inédit de surveillance sur le chantier lancé début 2010. « Des caméras fixes et mobiles enregistrent en permanence tout ce qui se passe dans l'enceinte du site tandis que des détecteurs de mouvement, activés aux heures de fermeture déclenchent une alarme et des éclairages en cas de tentative d'intrusion » explique Rémy Gaillard, chargé d'opérations à la Sepa. Une alerte est alors automatiquement envoyée à une société de télésurveillance chargée de visionner les images et d'appeler le cas échéant le service de sécurité voire les forces de l'ordre.

Afin de garantir l'efficacité du système, le chantier est fermé par une clôture continue et dispose d'un seul et unique accès. Un travail de sensibilisation auprès des différents intervenants sur la fermeture du portail et des bâtiments permet par ailleurs de « responsabiliser l'ensemble des partenaires au chantier » explique Henri Terraube, le directeur général de la Sepa. Jusqu'ici, le système semble faire ses preuves, « mais le test probant sera sur la partie second œuvre où il y a beaucoup plus d'équipements à voler » rappelle ce dernier. Si l'expérience va certainement conduire à des améliorations du dispositif, la société semble néanmoins convaincue de son avenir.

La méthode sera ainsi appliquée à un nouveau chantier en cours de lancement sur le site de l'école d'ingénieur EISTI et Henri Terraube s'attend à ce que les chantiers initiés pour la Ville de Pau en 2011 soient « tous équipés de la même manière ». La raison d'un tel engouement : « ce type de gardiennage sur un an coûte le même prix qu'un mois de gardiennage physique » d'après le directeur général de la Sepa. La société travaille d'ailleurs en étroit partenariat avec les services de sécurité de l'Etat (police et gendarmerie) et la Fédération française du bâtiment pour mettre les entreprises à contribution et demander une baisse des primes d'assurance afin de réduire encore le coût de la démarche.

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