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Transports urbains : Un tram pour structurer le bassin de l’Artois

Publié le 16 juin 2010, par Johannes Braun/Naja

Deux lignes de tram pour un parcours de 37 km en plein cœur d’un ancien bassin minier de 800 000 habitants. Le projet, porté par la Sem Adévia, est la pièce maîtresse d’un vaste programme de restructuration de la région de Lens.

Le futur tramway devrait accroître de 30 % la fréquentation du réseau de transports en commun du bassin de l'Artois, actuellement de 400 000 voyageurs par jour. © Adévia

Cheville ouvrière du développement de la Région Nord-Pas-de-Calais, tant sur le plan de l'économie que de l'urbanisme et des grands équipements, la Sem Adévia s'apprête à construire l'un des plus longs tramways de France. Les deux lignes de 37 km au total dont la maîtrise d'ouvrage lui a été déléguée fin 2009 desserviront d'ici 2015 une vingtaine de communes du bassin minier de l'Artois. Un territoire au tissu urbain façonné par l'activité minière qui malgré ses 800 000 habitants demeure dépourvu de mode de transport de ce type. C'est donc pour répondre à des contraintes très particulières qu'Adévia, fidèle à ses habitudes, a créé de toutes pièces une équipe dédiée au projet. N'ayant jamais réalisé de tram, la Sem a fait appel au spécialiste français du management de transport ferré Transamo. Mais l'implantation d'un tram étant également un projet d'aménagement, l'équipe rassemble aussi bien des spécialistes de l'aménagement d'Adévia que des experts du tramway de Transamo. « C'est un projet très particulier qui au-delà de l'outil de transport va structurer l'urbanisme des communes traversées », explique le directeur général de la Sem Bruno Fouquart.

En effet, alors que la société a livré l'année dernière le nouveau stade couvert régional et devrait inaugurer d'ici la fin 2012 le Louvre Lens, le tramway va accompagner l'évolution de l'espace urbain autour de ces grands équipements. « Tout reste à faire autour du projet », note Bruno Fouquart qui rappelle que « partout où il y a eu un tram, ça a été un catalyseur de projets » en insistant sur la « vision d'aménageur » portée par Adévia. Logements, locaux d'activités, équipements publics, l'investissement ne se limitera certainement pas aux 550 M€ d'euros nécessaires à la construction des deux lignes de tram.

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