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Les 7 Laux : Une station de nature pour les Grenoblois

Publié le 24 novembre 2009, par Johannes Braun/Naja

Avec aujourd’hui près de 80 % de son activité liée à la proximité, la station des 7 Laux a réussi à tripler son chiffre d’affaires sans aucune création de lits. Son secret : offrir de l’évasion aux habitants des communautés urbaines iséroises.

Les 7 Laux, c'est 550 000 journées skieur par an. © R.Bouchu (Actophoto)/OT 7 Laux

Gestionnaire des 120 km de pistes de la station de ski des 7 Laux, dans l'Isère, la SemT7L a fait du développement durable son fonds de commerce. Au bord de la faillite en 1991, la société a décidé d'abandonner les créations de lits pour les séjours pour se recentrer sur sa clientèle de proximité, essentiellement issue des communautés urbaines de Grenoble et de Chambéry. Un choix qui lui a permis de sécuriser ses jours d'exploitation, à défaut d'accroître sa fréquentation journalière. « On n'a pas plus de monde par jour mais plus de journées skiables par an », explique Georges Marchand, directeur de la SemT7L. Résultat : la Sem a vu son chiffre d'affaires multiplié par trois en 18 ans sans aucune création de lit, et les forfaits journée représentent désormais 77 % de son activité, contre seulement 23 % pour les séjours.

Si une clientèle majoritairement citadine vient aux 7 Laux, c'est avant tout pour s'évader de la ville. Ce qu'elle vient chercher tient en trois mots : rupture, paysage et nature. Pour Georges Marchand, la SemT7L est donc « condamnée à vendre du développement durable ».

Depuis 1991, la société n'a de cesse que de rationaliser ses remontées mécaniques pour améliorer ses services tout en limitant l'impact paysager de la station. Des trente-six machines qui existaient à l'époque, il n'en reste aujourd'hui plus que vingt-et-une, et les groupes électrogènes ont tous étés remplacés par des moteurs électriques.

Plus flexibles, les nouvelles installations permettent de mieux adapter la puissance installée à la demande. « Nous pouvons passer de 15 000 personnes un dimanche ensoleillé à 200 le lundi pluvieux suivant tout en restant rentables », note Georges Marchand. Les investissements sur le domaine skiable ont également permis aux propriétaires de mieux utiliser les appartements existants sans continuer la course effrénée de la création de lits.

Toujours dans un souci de préservation du paysage, la Sem a progressivement remplacé la signalétique en plastique et les cabanes en tôles par du bois. Enfin, la SemT7L travaille chaque année à enrichir les sols des pistes pour favoriser la pousse d'herbe. Une opération qui améliore la tenue de la neige tout en contribuant à stabiliser le terrain.

Forte de sa santé financière retrouvée, la société devrait prochainement changer ses deux plus vieilles remontées, l'Oursière et le Pouta et ainsi achever de consolider son offre.

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