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Dynamique culturelle : Nantes solidaire

Publié le 5 octobre 2009, par Pauline Rivaud/Naja

Nantes a retrouvé une belle dynamique culturelle. Son patrimoine restauré ou en réhabilitation donne à la ville l’élan d’une politique économique et touristique ambitieuse qui veut impliquer tous les publics. L’immense Cité des Congrès Nantes Métropole accueille La Folle Journée de Nantes, festival de musique classique qui fait découvrir chaque année un grand compositeur. En 2010, Chopin sera revisité par les musiciens d’aujourd’hui, alors que la ville entière s’empare de l’événement tout au long de l’année.

A Nantes, les équipements publics culturels dynamisent tourisme et économie. L'emblématique Folle Journée fédère tous les publics. © Folle Journée de Nantes

Le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a redonné à sa ville l'élan culturel qu'elle avait perdu. Il a confié à l'Epl Nantes Culture & Patrimoine, créée en 2005, la mission de gérer et de valoriser les équipements culturels à vocation touristique. Le somptueux château des Ducs de Bretagne, au faste retrouvé après des années de travaux, abrite désormais un musée d'histoire urbaine. Les Machines de Nantes sont les premiers équipements culturels et touristiques à avoir intégré, une fois restaurées, le quartier de la création situé sur l'Ile de Nantes. Cet immense site portuaire et industriel en réhabilitation, destiné à accueillir touristes et entreprises culturelles, est conçu en lien avec les activités du centre historique.

En point d'orgue de sa politique culturelle, le maire de Nantes a voulu créer un événement artistique d'excellence, qui fédère tous les publics et solidaire des personnes en difficulté. Il a demandé au talentueux René Martin de l'imaginer. La Folle Journée de Nantes est lancée en 1994. Son concept brise le carcan de la musique classique et s'appuie sur les ressources architecturales de la Cité Internationale des Congrès. La Folle Journée s'adresse aux mélomanes et l'Epl éponyme qui produit la manifestation œuvre pour élargir son public. Pour Michèle Guillossou, sa directrice, « il s'agit de faire en sorte que ceux qui ne viennent pas puissent en bénéficier : handicapés, personnes âgées, personnes précaires et étudiants. En m'appuyant sur un réseau de professionnels sociaux, je suis en contact avec ces publics. Toute l'année, nous mettons au point ensemble les façons de créer un lien avec la manifestation : en présentant dans les structures la théâtralisation de la vie du compositeur, célébré par La Folle Journée, en formant avec des handicapés mentaux un atelier de musique et en montant leur spectacle. Ou encore en présentant aux non-voyants la pièce sur la vie et l'œuvre du compositeur et en équipant l'auditorium de boucles magnétiques pour les malentendants. La Folle Journée est également solidaire des personnes en situation précaire. Des ateliers d'écriture se sont montés en amont pour ces dernières et une douzaine d'entre-elles ont réalisé des interviews puis ont guidé trois illustrateurs pour mettre les mots en dessins. Autres participants : les étudiants à qui le projet a été présenté et qui affichent de grandes planches dans les lieux publics de la ville. « Toutes ces actions visent à remettre en perspective La Folle Journée avec tous les publics, sans cibler ».

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