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Publié le 9 janvier 2009, par Patrick Cros/Naja

L’opérateur alsacien a profité de la libéralisation du marché du gaz pour prendre un nouvel essor. La Sem, rebaptisée Réseau GDS, se consacre désormais à la gestion du réseau tandis que la commercialisation est assurée, depuis octobre, par sa nouvelle filiale Énerest. Cette dernière envisage de se diversifier vers d’autres sources d’énergie « propre » (comme le propane, mais aussi le solaire).

Avec la libéralisation du marché du gaz, l'opérateur historique alsacien Gaz de Strasbourg entre dans une nouvelle dynamique. © GDS

Avec plus d'un siècle d'histoire, Réseau GDS a acquis le savoir-faire nécessaire pour lui permettre d'appréhender aujourd'hui avec sérénité une évolution radicale du marché. Loin de baisser les bras devant la concurrence liée à la libéralisation du secteur, l'opérateur alsacien en profite pour se restructurer et préparer sa diversification. « L'Union européenne a souhaité mettre en place un grand marché du gaz naturel, explique Pierre Roehri, directeur général de la Sem Réseau GDS. Pour se conformer à la nouvelle législation française de 2004 et 2006, les activités de Gaz de Strasbourg ont été scindées en deux entités : la commercialisation est assurée depuis octobre dernier par notre nouvelle filiale Énerest, tandis que la Sem, rebaptisée Réseau GDS, se consacre désormais exclusivement à la gestion du réseau de distribution ».

Filiale à 100 % de Réseau GDS, Énerest fonctionne aujourd'hui en synergie avec sa maison mère. « Les directions « ressources » telles que gestion des ressources humaines, informatique, comptabilité et finance, agissent comme prestataires de service à Énerest dans le cadre de conventions réglementées », précise Pierre Roehri. Les cinquante salariés d'Énerest, issus de l'ancienne direction des ventes, pourront prendre peu à peu leur indépendance, au fur et à mesure de leur montée en puissance sur le nouveau marché de l'énergie. « Ils peuvent maintenant vendre du gaz à d'autres clients que ceux traditionnellement alimentés par nous », explique le directeur général de Réseau GDS qui emploie 250 personnes et gère 1 650 km de réseau. « Il est devenu possible de sortir de notre secteur historique et d'aller le commercialiser, par exemple, dans d'autres villes ».

Avec la nouvelle législation, de nouvelles perspectives de développement s'ouvrent à Énerest, bien décidée à développer à terme d'autres énergies « propres ». Le propane, mais aussi le solaire sont maintenant dans le collimateur de la filiale de l'opérateur historique alsacien qui cherche à accroître ses compétences. Des alliances et de nouveaux partenariats devraient se nouer dans le futur avec des spécialistes de ces énergies du XXIe siècle.

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