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Chauffage urbain : la Semmeret fait de la récup’

Publié le 5 septembre 2008, par William Bolle/Naja

Chauffer toute une ville en utilisant l’énergie produite par un incinérateur, et économiser ainsi des milliers de tonnes de fioul ? C’est possible. A Hérouville Saint-Clair (14), la Semmeret distribue tous les ans 72 000 MWh de chauffage confort et 230 000 m3 d’eau chaude à 10 500 équivalent logements grâce à l’énergie libérée par une usine de traitement des déchets ménagers située près de Caen.

Connectée à un incinérateur, la chaufferie de la Semmeret permet d'économiser tous les ans 12 500 tonnes de fioul lourd et 40 000 tonnes de CO2. © Service communication d'Hérouville Saint-Clair

« En utilisant 50 % de l'énergie disponible sur un incinérateur d'ordures ménagères, nous pouvons chauffer toute une ville », se félicite Ammar Titouhi, directeur de la Semmeret.

Créée en 1985, la « Société d'économie mixte pour la maîtrise et la récupération d'énergie thermique » chauffe en effet les habitants d'Hérouville Saint-Clair à l'aide d'une énergie provenant pour l'essentiel (90 %) de l'incinération des ordures ménagères de l'usine de Colombelles, près de Caen. Et, ce, « depuis vingt ans. Nous n'avons pas attendu que l'on parle du développement durable pour faire de la récupération thermique », souligne le directeur de la Semmeret, dont la ville d'Hérouville est l'actionnaire majoritaire.

Grâce au réseau de chaleur qui la relie à l'incinérateur de Colombelles, la chaufferie de la Semmeret distribue tous les ans 72 000 MWh de chauffage confort et 230 000 m3 d'eau chaude à 10 500 équivalent logements, via 24 km de canalisations. L'intérêt du système est non seulement économique, « puisque nous avons un des coûts thermiques les plus bas de France », selon Ammar Titouhi, mais aussi écologique. En effet, « utiliser ce réseau de chaleur nous permet d'économiser 12 500 tonnes de fioul lourd, ce qui est tout-à-fait considérable, et 40 000 tonnes de CO2 par an », assure le directeur de la Semmeret.

Alors, certes, 10 % de la chaleur distribuée par la chaufferie provient toujours de chaudières au fioul. Mais il s'agit d'un fioul à basse teneur en soufre, et « nous allons bientôt utiliser des chaudières mixtes capables de fonctionner au gaz naturel, ce qui permettra d'émettre encore moins de CO2 », ajoute Ammar Titouhi.

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