L'actualité des Entreprises publiques locales

Trois questions à … Alain Juppé, maire de Bordeaux

Publié le 16 mai 2008, par Propos recueillis par Pierre Magnetto/Naja

Bordeaux a engagé, il y a 12 ans, un projet de requalification urbaine unanimement salué aujourd’hui et qui lui a valu d’être classée par l’Unesco en 2007 pour la qualité de son patrimoine. Comment concilie-t-on la valorisation d’un patrimoine ancien et modernisation urbaine ? AJ – Ces deux objectifs ne me semblent pas contradictoires. Compte […]

Alain Juppé, maire de Bordeaux © DR

Bordeaux a engagé, il y a 12 ans, un projet de requalification urbaine unanimement salué aujourd’hui et qui lui a valu d’être classée par l’Unesco en 2007 pour la qualité de son patrimoine. Comment concilie-t-on la valorisation d’un patrimoine ancien et modernisation urbaine ? AJ – Ces deux objectifs ne me semblent pas contradictoires. Compte tenu de la richesse patrimoniale de Bordeaux, il était impensable de ne pas faire de sa mise en valeur une priorité forte : d’où le plan lumière, la campagne de ravalement, la requalification des espaces publics comme la place de la Comédie ou la place Pey Berland, l’aménagement des quais. Mais, dans le même temps, je ne voulais pas d’une ville musée : d’où le tramway avec son système innovant d’alimentation par le sol qui évite tout système aérien inélégant dans le centre historique. Et puis aussi l’aménagement de la rive droite et la Zac Bastide qui replacent ces quartiers au centre de la ville où ils apportent de la modernité.La transformation de la ville se poursuit. Quels sont les grands projets aujourd’hui et que sera Bordeaux demain ?AJ – Si je voulais résumer notre nouveau projet urbain, j’utiliserais l’image de l’axe ou du croissant. J’entends par là les espaces à urbaniser qui se succèdent du Lac aux bassins à flot puis sur la rive droite au débouché du pont Bacalan Bastide, sur la nouvelle Zac Bastide Niel puis, en parallèle, la Garonne, remontant jusqu’au secteur Deschamps, au pont Jean Jacques Bosc et enfin dans le secteur de la gare.La gare de Bordeaux sera dans 10/12 ans au cœur d’une toile de TGV qui nous mettra à 2 heures de Paris, 1 h de Toulouse, 1 h 30 de Bilbao. Ce secteur accueillera 10 000 logements, 30 000 habitants et un centre international de tertiaire supérieur que nous baptisons Euratlantique. C’est ainsi que Bordeaux pourra se hisser au rang de métropole européenne.Les Sem comme BMA ou InCité jouent un rôle important dans la politique de transformation urbaine. Comment estimez-vous la pertinence des Sem dans la mise en œuvre d’un projet aussi ambitieux que celui que vous portez sur Bordeaux ?AJ – Les Sem sont des partenaires de projet. Sur la base d’un objectif politique dans un cadre contractuel, elles offrent la possibilité de mettre en œuvre avec souplesse et efficacité différents dispositifs d’action (études, négociation foncière, portage foncier, restructuration d’immeubles ou d’îlots, relogement, incitation ou déclenchement de l’action de propriétaires privés). Avec InCité, nous requalifions ainsi le centre historique pour offrir un habitat contemporain dans un patrimoine préservé. 2 000 logements seront réhabilités d’ici 2010. Ces logements sont plus grands et confortables, en locatif à loyer maîtrisé ou libre, ou en accession. Nous luttons contre les logements indignes et insalubres tout en maintenant dans leurs quartiers les habitants qui le souhaitent, nous démolissons ponctuellement le bâti trop dense pour créer des jardins en cœur d’îlots et offrir un nouveau confort dans la ville. Mais nous avons aussi des territoires nouveaux où les Sem peuvent agir efficacement : Bastide II avec BMA et demain Euratlantique.

Top

Rechercher

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies ou autres traceurs utilisés pour optimiser votre expérience utilisateur et réaliser des statistiques de visites. OK