L'actualité des Entreprises publiques locales

Energie : GDB face à sa propre mutation

Publié le 16 mai 2008, par Pierre Magnetto/Naja

Gaz de Bordeaux prépare la scission de ses activités de gestionnaire de réseau et de distributeur de gaz. Une mutation vécue en plein processus d’ouverture du marché de l’énergie.

Dans le centre-ville de Bordeaux, les réseaux enterrés de gaz ont dû être déplacés tout au long tu tracé du tramway. © GDB

Pour se mettre en conformité avec les directives européennes, Gaz de Bordeaux a entrepris la scission de ses activités de gestionnaire de réseau de distribution de gaz, de ses activités commerciales. Les premières restent dans le giron de cette société d'économie mixte née en 1991 de la transformation d'une régie municipale, elle-même créée en 1919 pour assurer l'approvisionnement de la ville et des communes environnantes, 46 sont desservies à ce jour.

La Sem est pour l'instant l'actionnaire unique de la SA chargée de la distribution, récemment créée pour abriter ces activités. Mais un tour de table est en cours, impliquant des opérateurs du marché du gaz, afin d'ouvrir le capital à des investisseurs privés à même d'accompagner la nouvelle société dans son développement, la majorité des actions restant dans les mains de GDB.

Les opérateurs, la Sem les connaît bien. Elle en compte deux parmi ses principaux actionnaires, Gaz de France et Dalkia, tandis que jusqu'à présent, elle a pour fournisseur la filiale de Total TEGAZ. « Notre politique d'approvisionnement est en train d'évoluer, nous avons lancé un appel d'offre et nos futurs fournisseurs seront très prochainement choisis, explique Eric Manzano, le secrétaire général. Avec la libéralisation du marché, nous souhaitons diversifier nos approvisionnements et faire jouer pleinement la concurrence ».

L'évolution du marché de l'énergie, Gaz de Bordeaux s'y adapte aussi en cherchant à accentuer ses activités de service aux particuliers, professionnels et entreprises (installations, maintenance). Actuellement, elles représentent 7,7 M€ sur les 206 M€ de chiffre d'affaires. Une part que la Sem souhaite faire progresser à travers sa nouvelle filiale, à partir d'une politique de marketing appropriée, la création de marques correspondant à des gammes de service par exemple et en développant une stratégie partenariale maîtrisée lui permettant de démultiplier ses actions.

Ces dernières années, la Sem a bien entendu contribué aux mutations urbaines de Bordeaux, il lui a fallu déplacer les réseaux, les moderniser sur le périmètre de rénovation, notamment pour permettre le passage du tramway, le tout pour 15 M€ d'investissements. Il lui faut désormais vivre sa propre mutation, avec ses 3 320 kilomètres de réseau, ses 485 salariés et les 212 000 clients à qui elle livre en moyenne 5 GW/h.

 

Top

Rechercher

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies ou autres traceurs utilisés pour optimiser votre expérience utilisateur et réaliser des statistiques de visites. OK