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Nièvre Aménagement cultive la filière agroalimentaire

Publié le 22 juin 2017, par Laurence Denès

Entre Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire et Yonne, le Morvan possède en germe toutes les conditions d’un écosystème agroalimentaire dont croissance et floraison sont impulsées par la Sem Nièvre aménagement.

Afin de renforcer l’attractivité économique de ce territoire, la SEM Nièvre Aménagement s’attelle à la création d'un pôle agroalimentaire dans le Morvan.© Conseil départemental de la Nièvre
Afin de renforcer l’attractivité économique de ce territoire, la SEM Nièvre Aménagement s’attelle à la création d'un pôle agroalimentaire dans le Morvan. ©Conseil départemental de la Nièvre

Habité par son histoire gallo-romaine, le Morvan s’étend en Bourgogne-Franche-Comté, le paysage — culturel comme topographique — façonné depuis des siècles par l’agriculture, qui demeure l’activité première de ce territoire authentique. Avec près de 30 % des actifs relevant du secteur primaire cohabitent ici toutes les formes d’entreprises du secteur, depuis les productions les plus traditionnelles jusqu’aux PME de transformation agroalimentaire en passant par le circuit court et l’agrotourisme ; bref, les ferments d’un écosystème potentiel qui, sur cette terre fertile, ne demande ainsi qu’à être cultivé.

Outils en main, ladite tâche revient aujourd’hui à la Sem Nièvre aménagement, dont l’objet initial a trouvé son prolongement naturel dans une cellule de développement économique depuis la dissolution de l’agence départementale de développement : « depuis octobre 2016, la logique est de proposer à la fois le « hard », à savoir le foncier, et le « soft », c’est-à-dire l’organisation économique qui s’y déploie », explique Géraldine Pourtier, chef de projet développement économique au sein de la Sem.

Pas un cluster… mais presque !

Certes, la retenue évite soigneusement de prononcer des mots comme « clusters » ou « pôle de compétitivité », mais le rêve est bien là : sur ce territoire rural attractif mais à l’équilibre fragile, « valoriser ce qui en fait la force naturelle, par la mobilisation synergique de toutes les énergies disponibles, jusqu’à structurer une véritable filière agroalimentaire, cohérente et collaborative » résume Géraldine Pourtier : formation initiale et continue grâce aux lycées locaux, digitalisation, commercialisation, sans oublier l’indispensable R&D, en lien avec l’écosystème dijonnais FoodTech, etc.

Pour éclore, la filière en gestation bénéficiera de toute l’ingénierie de la Sem, des actions de mutualisation et de synergie, que celle-ci saura mettre en œuvre, et aussi de l’éventail de ses aides, ouvertes à tout porteur de projets. De quoi élargir l’horizon de ce territoire dont les acteurs — de l’artisan confiturier à la biscuiterie Saint-Michel- Grobost en passant par les pains Jacquet ou les Salaisons du Morvan — ont tous répondu présents lors de la première réunion de décembre. Et comptent bien, grâce à la Sem, rapidement récolter les premiers fruits de cette dynamique féconde.

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